Un Ornithorynque A Tokyo - Blog

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Samedi 30 janvier 2010

Punto card

Lors de nos visites d'appartements, nous avons reçu un conseil de la part de la personne qui nous faisait visiter :
"Si vous devez acheter de l'électroménager ou du hifi ou de l'électronique ou un vélo ou..., allez chez Machinchosedontjenemerappellepluslenom ou chez Bic Camera, et prenez la Punto card, ça vous fera de bonnes réductions".
Habitués aux cartes de fidélités à la française, nous étions un peu sceptiques quant à l'utilité d'une telle carte mais en bon soldats que nous sommes nous avons suivi ce conseil qui se révéla être fort bien avisé.

En gros le système est simple:
Pour commencer, forcément, vous demandez la carte à points, genre à la caisse je crois que ça marche, et si comme nous vous ne parlez pas un mot de japonais c'est possible aussi :
"Punto card ? hihihi sumimasen - regard interrogatif empli d'espoir."
Là on vous répond quelque chose qui à vos oreille sonne comme :
"Pounto card noniwa aritani no dekodo ni  blablablabla blablablabla blablablabla blablablabla blablablabla blablablabla blablablabla blablablabla desuka ?" en vous tendant un fascicule qui a priori devrait être le bon et contient une Punto card
Donc vous, poli :
"Hai hai, alligato gosaimasu"

Si votre plan s'est déroulé sans accrocs, on vous devrait vous tendre un stylo pour remplir le formulaire d'adhésion et si comme nous vous ne lisez pas le japonais, c'est possible aussi :
Prendre le formulaire, le regarder, froncer un peu les sourcils, regard interrogateur, léger rire nerveux et embarrassé, contorsion de la lèvre inférieure, une petite mimique ne gâchant rien, puis levez les yeux vers votre interlocuteur en tendant le stylo et en lui lançant votre regard Calimero n°7 qui dit :
"Sumimasensumimasen, heuuu vous pourriez pas le remplir à ma place ce formulaire ?"
Et comme vous êtes au Japon, ça marche :) Et vous voilà donc en possession du précieux sésame :

Bic Camera punto card

Ensuite, le processus est enfantin : vous commencez par acheter ce qui vous coûtera le plus, avec la carte vous engranger des points que vous pouvez les utiliser lors des achats suivants afin de bénéficier de réductions intéressantes.

A chaque passage en caisse, lors de la présentation de votre carte on vous demandera :
"Blablabla blablabla punto blablabla blablabla blablabla kippu blablabla ?"
Ce qui pourrait se traduire par :
"Vénérable client, voulez-vous utiliser vos points pour cet achat ou bien les garder pour les thésauriser et vous faire une méga réduc lors de votre prochain achat ?"
Et à question simple, réponse simple : "Kippu" ou "Use".
Et hop, c'est fait ! Enfin... faudra payer aussi hein...

Jeudi 3 décembre 2009

Visa, carte de résident & co

Voilà, il aura fallu 3 mois pour que je puisse avoir mes papiers japonais à savoir :

- Un visa me permettant de résider 3 ans sur le sol japonais.
- Une carte de résident étranger (ou Alien card) : le seul document d'identité reconnu par l'administration japonaise pour une personne résidant au Japon.
- Un "multiple re-entry permit".

En fait, pour pouvoir ne serait-ce que faire la demande pour mon visa, il fallait déjà que S. soit lui-même en possession de tous ses papiers. Donc le temps que tout se mette en place, il s'est passé 3 mois.

C'est l'entreprise de S. qui s'est chargée d'effectuer la demande pour l'obtention du visa et c'est ainsi que j'ai tout d'abord obtenu le "Certificate of Eligibility". Youhou  !

Ensuite, pour obtenir le visa proprement dit, nous nous sommes rendus dans une ambassade du Japon, en dehors du territoire japonais forcément. Ça nous a donc donné l'occasion de retourner à Hong-Kong pour une semaine de vacances.
Je ne suis pas certaine de la nécessité de sortir du territoire japonais car il semblerait que l'on puisse basculer d'un visa à l'autre. Pour nous c'était le plus pratique puisqu'on prenait des vacances en même temps mais pour ceux qui ne souhaite pas forcément sortir du territoire japonais, ça vaut le coup de se renseigner.

Mon visa est un "dependent visa" et c'est un statut qui ne permet pas de travailler, bien qu'il semblerait que j'ai le droit à un permis de travail de 28h/semaine. A vérifier, mais de toutes façons ne pouvant pas encore aligner deux phrases de japonais à la suite, la recherche d'emploi n'est pas vraiment envisageable pour l'instant.

Une fois le visa en poche, il faut se rendre à la mairie de son quartier sous 90 jours afin de faire la demande de sa carte de résident étranger ou "Gaikokujin tôroku kâdo" (prévoir 2 photos mais on peut en faire sur place normalement, et pour les petites têtes comme moi qui ne connaissent pas encore leur adresse et leur téléphone par cœur, ne pas oublier de les noter quelque part - et bien sûr c'est valable pour toutes les demandes administratives. Ça semble plus qu'évident mais on n'y pense pas forcément :) ).
La démarche est rapide et le personnel est charmant. Il vous faudra remplir un formulaire comme celui-ci (on voit mal sur la photo mais tout est traduit en anglais):

Ne pas oublier de prendre un ticket de file, les machines ne se trouvent pas à l'entrée mais souvent directement aux comptoirs.

On vous remettra alors un certificat (Certificate of Alien Registration) sur lequel figure entre autres choses votre numéro de carte de résident (Alien card). Il faut compter entre 2 et 3 semaines avant pouvoir venir la chercher.

En attendant sa carte, il y a un truc très important que l'on peut faire : c'est aller au bureau d'immigration muni de son "Certificate of Alien Registration" (et aussi d'une photo et de son passeport) afin d'obtenir un multiple re-entry permit car sans ce précieux sésame, un seul voyage hors du japon et hop, pfuit c'est fini le visa, lé plus valide, faut tout recommencer.

Le bureau d'immigration (Tokyo Regional Immigration Bureau Office) se trouve à Shinagawa, sur la JR Line. Prendre la "East exit", c'est ensuite très très bien indiqué, même sur le dessus de l'arrêt du bus que l'on surplombe à la sortie de la gare, c'est dire. Descendre au terminus environ 10-15 minutes plus tard (et je suis large je crois) : en gros quand tout le monde descend :)

Il vous faudra compter ¥6000 (€45) pour le timbre fiscal que l'on peut acheter au convenient store sur place (compter ¥3000 si l'on souhaite un re-entry pour une seule sortie de territoire), le temps de remplir le formulaire (à récupérer au rez-de-chaussée, les bureaux se trouvant à l'étage), l'attente (avec machine à tickets sur un des comptoirs ;) ) et la procédure (qui elle ne prendra que 5 minutes) et vous ressortez avec votre sésame.

Et c'est touuuut ! (enfin, pour ce que j'en sais :) )